Formation et internationalisation

Face aux nouveaux enjeux du monde de l’ingénierie et de l’industrie, l’ESTIA s’attache à faire évoluer ses parcours et contenus de formation pour permettre à ses étudiants, futurs ingénieur et manageurs innovants, d’être en mesure d’apporter des solutions originales aux défis économiques, énergétiques, environnementaux et sociétaux d’aujourd’hui.  

Après une classe préparatoire intégrée à l’IPSA, école aéronautique et spatiale à Toulouse, Emmanuelle ETCHEBERRY a rejoint les bancs de l’ESTIA pour parfaire son profil de future ingénieure par la voie de l’apprentissage. Convaincue des bienfaits du cursus par alternance, elle a intégré les équipes de Safran Helicopter Engines et nous raconte son parcours : de la recherche d’entreprise à l’intégration du site de Tarnos.

 

Pourquoi as-tu choisi de faire de l’apprentissage ?  

Lorsque j’ai dû choisir mon orientation post-bac, le cycle Bachelor de l’ESTIA n’existait pas : il fallait obligatoirement faire une classe préparatoire ou un IUT avant de pouvoir intégrer l’école en cycle ingénieur. Je suis donc partie à l’IPSA en prépa intégrée, qui est une école très orientée dans les secteurs de l’aérospatial et l’aéronautique. J’ai poursuivi sur une première année en formation initiale au sein de cette même école mais je n’en ai pas été satisfaite : je me suis rendue compte que les périodes de stage étaient trop courtes et que le programme était encore trop théorique et trop éloigné des cas d’application en entreprise.

C’est pourquoi en 2017 j’ai décidé de me réorienter vers un parcours en apprentissage, bien que l’IPSA ne proposait pas de parcours par alternance. Ayant eu de très bons échos de la voie par apprentissage de l’ESTIA, j’ai tenté le concours d’entrée.  

Je voulais croiser les notions apprises en cours avec une application directe. C’était essentiel pour moi pour favoriser la compréhension des concepts et des méthodes.

 

Comment as-tu trouvé l’entreprise qui t’accueille et quelle est-elle ?

Au départ, j’ai tenté des candidatures de mon côté et j’ai multiplié les demandes auprès d’entreprises du secteur aérospatial et aéronautique. Restant sans réponse, j’ai été encouragée par Marc Charpentier, en charge de l’apprentissage à l’ESTIA, pour participer au FM2A au mois de mai, même si je n’avais pas encore de réponse quant à mon admission au concours d’entrée ESTIA.

J’y suis allée et j’y ai rencontré plusieurs entreprises, dont mon futur employeur ! J’ai vu le responsable des Ressources Humaines de Safran Helicopter Engines. Je lui ai transmis mon CV et avons ciblé ensemble plusieurs offres d’alternance pouvant être compatibles avec mon profil. Une semaine après, j’ai su que j’étais admise au concours d’entrée du cycle ingénieur ESTIA et que le site de Tarnos de SHE, en charge de la réparation et révision des moteurs,  m’accueillerait.

Tout s’est parfaitement enchainé et mes interlocuteurs ESTIA ont été d’un précieux encouragement dans mes recherches.

 

Comment s’est déroulée ton insertion dans l’entreprise ? Sur quelles missions travailles-tu ?

Dès le premier jour, j’ai été très bien accueillie par les personnes de mon service. Mon équipe se rend toujours disponible pour m’aider dans mes missions et me donner des explications supplémentaires lorsque je suis en difficulté. J’évolue au sein d’un service d’une quarantaine de personnes et collabore étroitement avec 15.

Ma mission principale est l’industrialisation de gammes sous format électronique pour différent process (inventaire et montage moteur). Aujourd’hui, tout le suivi se fait par un carnet papier que le personnel d’atelier complète : SHE veut faire évoluer ses pratiques pour favoriser la traçabilité des composants moteurs et faire gagner du temps aux personnes de l’atelier. 

 

Quels sont les avantages de l’apprentissage selon toi ?

Le premier avantage reste évidemment celui d’allier théorie et pratique. Le rythme d’alternance est assez rapide ce qui nous permet d’acquérir des connaissances pour les mettre directement en application ou de les identifier dans notre environnement de travail.

Au-delà de ce point, la voie par apprentissage permet de nombreuses opportunités. Pour ma part, j’ai pu effectuer ma mobilité académique de 2ème année, grâce à mon apprentissage. Je suis partie pendant 3 mois sur un site de Safran Helicopter Engines, à Dallas, aux Etats-Unis pour y présenter l’ensemble des processus sur lesquels j’avais travaillé jusque-là, en vue d’une standardisation des méthodes entre tous les sites. Cela a été une expérience extrêmement valorisante et formatrice.

 

Quels sont tes projets pour ta dernière année d’études ?

Pour la dernière année à l’ESTIA, chaque élève doit choisir son parcours de double diplôme. J’ai choisi “Management de projet et direction de l’innovation“ avec l’Université de Mondragon. Pour que ma Mission de Fin d’Etudes soit à la fois en accord avec mon double diplôme et mes missions chez Safran, mon tuteur en entreprise a accepté de me faire évoluer vers un autre service pour être en cohérence avec mes études.

Aujourd’hui, Safran travaille activement sur les lignes de production du futur et sur le développement d’outils 4.0 pour les ateliers moteurs. Je vais donc me joindre à ses projets dans le cadre de ma dernière année d’étude.  

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’apprentissage ne cloisonne pas. Avec SHE, j’ai justement eu l’occasion de transformer mes connaissances en compétences : à travers mes missions actuelles, ma mobilité à Dallas et maintenant mon évolution dans leurs services orienté Industrie 4.0.